Il y a deux semaines, j'ai fait un voyage de groupe en Egpyte. Je m'y étais déjà rendu il y a quelques années, et avais pu admirer la pyramide de Gizeh et la vallée des Rois lors d'une croisière sur le Nil. Cependant, cette première croisière n'était pas allée jusqu'au temple d'Abou Simbel. Et je dois dire que j'ai été sidéré de le découvrir à l'occasion de ce second voyage ! Celui-ci est, bien sûr, consacré à Ramsès II. Si vous n'avez jamais voyagé au pays des pharaons, il faut savoir qu'il reste davantage de statues de Ramsès II que de tout autre pharaon. Il fut l’un des plus puissants dirigeants égyptiens de l'Antiquité. Des historiens ont même reconnu en lui le pharaon évoqué dans l’Exode de la Bible, qui décrit la fuite des Israélites hors d’Égypte. Il aurait régné 66 ans à partir de 1279 av. J.-C. et aurait eu plus de cent enfants lorsqu’il mourut en 1213 av. J.-C. Il fit en outre bâtir, agrandir et embellir de nombreux temples. Le temple qu'il fit construire pour le dieu solaire, sculpté à flanc de montagne à Abou Simbel, est notamment célèbre pour ses quatre sculptures colossales représentant le pharaon avec sa couronne, assis sur son trône, de minuscules membres de sa famille à ses pieds. Taillées dans la roche afin de dominer la façade et hautes de plus de 20 m, les sculptures ont été qualifiées d'immenses « égos de pierre » et étaient destinées à exprimer la puissance surhumaine du pharaon pour impressionner les tribus locales (le temple était originellement en Nubie). Au-dessus de la façade, on peut voir des babouins saluer le soleil. À l’intérieur, l’édifice abrite des statues du pharaon et des peintures montrant ses victoires militaires. Mais le temple a selon moi pris un sens encore plus fort depuis qu'il a été « déménagé » à notre époque. En effet, lorsque le haut barrage d’Assouan fut construit au début des années 1960, une campagne internationale lancée par I’UNESCO permit de réunir des fonds pour déplacer les temples d’Abou Simbel à une plus haute altitude afin qu’ils ne soient pas inondés par les eaux du lac Nasser. Le temple qu'on visite aujourd'hui est donc tout autant un témoignage du génie antique que du génie actuel. Car lorsqu'on aperçoit ce temple à nouveau sculpté à flanc de montagne, on ne peut qu'être sidéré par la technologie qui a présidé au déplacement de telles colonnes, de telles statues, pour être ensuite « réinséré » pièce après pièce au flanc d'une autre falaise ! Si vous visitez un jour l'Egypte, pensez donc à choisir une croisière qui pousse jusqu'à ce temple fabuleux. L'Egypte compte son lot de trésors, mais aucun, à mon sens, aussi impressionnant que celui-là. Je vous mets le lien vers l'agence qui a organisé ce voyage de groupe au fil du Nil, pour ceux que ça intéresse. Davantage d'information sur cette expérience de voyage groupe en surfant sur le site web de l'organisateur.